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13 - SADISME INCONSCIENT ?



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Je mets en doute que ceux qui sont à l'origine du système et ceux qui le maintiennent soient inconscients de leur cruauté. Les autres peuvent être aussi conscients mais ils n'ont pas le choix


Un commentaire en 2008 sur un article publié sur laurent.epailly
Mots-clés : actualité, avocat montpellier


Du sadisme inconscient des administrations...





Monsieur DELARUE évoquait le cas de ces "nouveaux" exclus, souvent des travailleurs, avec une famille, qui ont crevé ce qu'il reste du filet de protection sociale pour dormir dans une voiture, en attente d'expulsion avec des enfants en bas-âge.

Rien qui prête à la critique, quand, c'est vrai, on préfère inconsciemment se dire que le type a "un peu cherché" à se retrouver dans la rue, pour se rassurer. Et rien de péjoratif dans ce que je dis, puisque les fidèles lecteurs savent que j'avais déjà expliqué combien fragiles, avant même leur chute, étaient les SDF "traditionnels".

Mais là, un père qui travaille, à 2.000 Euros par mois, qui paie deux pensions de 250 Euros, qui solde les crédits du divorce et qui essaie de faire vivre sa famille avec ce qui reste, en attente d'un logement social depuis 2 ans.

Un chauffeur-routier et sa compagne, qui dorment dans une voiture, s'ablutionnant de l'eau saumâtre d'un ruisseau voisin et à qui on a retiré les 3 enfants pour les placer dans trois familles d'accueil...et qu'ils ne voient qu'une heure chaque dimanche (pourquoi une heure ? pourquoi seulement le dimanche ? ils font honte ces salauds de pauvres ?)

En voilà, un bel exemple du sadisme inconscient des administrations : car que ne déploie-t-on pas le dixième du zèle mis à retirer et placer ces enfants, dans leur intérêt, dira-t-on, à trouver un toit à cette famille qui aurait pu rester unie ?

C'est aussi que derrière des mots, comme des bons sentiments, se cache un véritable "marché" de l'enfant à (dé)placer, (ré)éduquer, extirper à sa gangue populaire pour leur bien.


Une jeune fille de 25 ans, qui tombe enceinte d'un petit souhaité, qui gagnait bien sa vie, qui s'organise (le père n'étant pas mûr est parti...) pour avoir une place dans une crèche. La place est promise, confirmée et, dés la naissance, on lui annonce qu'il n'y en a plus. Disons pour elle que le piston a encore fait des ravages. Alors, comme elle n'a aucune possibilité de faire garder sa fille, elle démissionne pour s'en occuper : démission non légitime aux yeux des ASSEDIC, nouveau monstre froid géré par des partenaires prétendument sociaux.

Une ancienne directrice dans une grosse fédération sportive, virée du jour au lendemain par le Président (ces types qu'il faudrait changer tous les trois ans maximum parce qu'ils prennent vite de mauvaises habitudes), avec une attestation ASSEDIC mentionnant le paiement de préavis qu'elle ne touchera pas. Le temps de sortir de la dépression, d'accepter la déchéance, le temps des Prud'hommes n'est pas le temps de l'urgence et la rue lui tend les bras....


Alors voilà... Il manque 800.000 logements sociaux en France et trop de municipalités ne jouent pas le jeu de la simple solidarité, parce que le pauvre (et donc l'ancien cadre déchû, aussi) ou l'étranger ne sont pas des voisins acceptables, pour ceux qui, souvent, ont planqué leurs avoirs en Belgique ou en Suisse, quand ils ne font pas semblant d'y habiter.

Siffler la Marseillaise, ce n'est sûrement pas bien, mais pisser sur la République, c'est mieux ?


"Salauds de pauvres", oui, parce qu'ils sont la preuve vivante d'une déchéance toujours possible qui guette chacun d'entre nous.

Et en attendant, le Parlement n'a rien de plus urgent que de légiférer sur la fin de la pub et la mise au pas de l'audiovisuel public et les dimanches travaillés.


Ce à quoi je rajoute


"Salauds de pauvres" et "Salauds de marginalisés"

















































































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